Mardi 12 Décembre 2017

Au soir du 04 novembre 2008, les États-Unis d’Amérique (É-U), un pays qui est né et qui a vécu de l’esclavage et de la traite négrière, avait enfin élu leur premier président noir. Ce fut un moment historique. Un vent d’enthousiasme saisit le pays et le monde entier à l’annonce de l’élection de Barack Obama comme 44ème président. Obama a lui-même initié cette flamme d’enthousiasme durant sa campagne en se présentant comme pouvant être le président du changement tant au plan interne qu’en matière de politique étrangère. Ce second volet de la réflexion sur l’action du président Obama explorera plus en détail le bilan de la politique étrangère des É-U sur les huit dernières années.

Les événements historiques lointains, enseignés dans les écoles, lycées et universités, et épisodiquement évoqués dans les médias, ont acquis cette importance par l'effet du temps qui s'est écoulé depuis leurs avènements jusqu'aux jours présents. On peut aisément concevoir que ces événements n'ont pas eu la même signification pour ceux qui les ont vécus d’autant plus qu’il est difficile d’anticiper ce que l’Histoire retiendra. Cependant, il y a des événements, quoique rares, que l'on vit avec le pressentiment qu'ils seront inscrits en grandes lettres dans l'Histoire de l'humanité. L'élection de Barack Obama a été de ceux là. Huit années se sont écoulées depuis et il est temps de se poser la question de savoir si le personnage et sa présidence ont été à la hauteur de leurs promesses.

Promotion du Faso Dan Fani: Comment mieux faire?

Écrit par Jeudi, 03 Mars 2016 00:00

La culture est essentielle dans la vie d’une nation et doit être le socle sur lequel repose son essor social, économique et politique. Le tout nouveau Ministre de la Culture et du Tourisme Tahirou Barry, observait récemment: « Je considère la marche de la nation comme un train du développement et pour que ce train aille à destination, il faut des rails. La Culture, à mon humble avis, constitue ces rails et nous avons le devoir de construire ces rails et les réhabiliter.» C’est dans ce sens que la promotion du Faso Dan Fani est d’une grande portée dans la mesure où elle pourrait renforcer le socle culturel et  la fierté nationale des Burkinabè. 

En dehors de l’action des hauts dignitaires du pays, et en plus de la tenue officielle du 08 Mars 2016 qu’il faudra encourager pour les années à venir, les propositions suivantes pourraient être adoptées:

Une commission de rédaction d'une nouvelle constitution a été rendue publique lors du conseil des ministres du 1er juin 2016 au Burkina Faso. Conformément à ses promesses électorales, le Président du Faso Roch Kaboré a décidé de mettre en œuvre son projet de réforme constitutionnelle. Cette commission est composée d'une centaine de personnes (92), dont on ignore les indemnités et les frais de déplacements (pour ceux qui sont à l'étranger), mais vu les précédents (notamment la commission de réconciliation et des réformes politiques instituée sous la Transition), on peut imaginer que ses travaux coûteraient plus qu'un panier de mil au peuple burkinabè. Aussi, l'éventuelle adoption d'une telle constitution ne peut se faire que par référendum dont on sait qu'il coûterait des milliards au budget de l'État. Une nouvelle constitution est-elle vraiment nécessaire au Burkina Faso ou est-on simplement entrain de s'adonner à du gaspillage de ressources publiques pour mettre en œuvre une promesse électorale non-essentielle ? Tel est le sujet de cette réflexion.

Le peuple burkinabè a été choqué et indigné par l’accueil que la France a réservé au Président Roch Marc Christian Kaboré lors de sa visite officielle du 5 au 7 avril 2016. Pas de tapis rouge à l’aéroport ou à l’Élysée, aucun membre du gouvernement français pour accueillir le Président Kaboré. Pire, c’est l’ambassadeur de France en poste au Burkina Faso qui a accueilli le président burkinabè à sa descente d’avion. Quel sens peut-on donner à ce coup de nez de la France au Burkina Faso, représenté par son président Kaboré?  Faut-il se limiter seulement au caractère sensationnel et émotionnel de cet événement ou faut-il examiner avec froideur et réalisme la réalité des relations franco-burkinabè?  C’est à ces questions que tentera de répondre cette réflexion.

Les élections présidentielles ont livré leur verdict : le candidat Roch Kaboré du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a été élu dès le 1er tour avec près de 53% des voix, devançant son challengeur principal Zéphirin Diabré de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui s'est contenté de 30% des voix environ.  Cette victoire n'a pas surpris les observateurs avertis, mais son ampleur a tout de même étonné. Bien que cette vague du MPP ait déçu une frange importante de citoyens burkinabè désireux d'un changement plus substantiel, le respect des règles du jeu démocratique impose que tous acceptent Roch Kaboré comme le Président du Faso, président de tous les Burkinabè. Néanmoins, il paraît nécessaire d'analyser les résultats et de réfléchir sur leurs significations afin de préparer le terrain pour la réflexion sur l'avenir politique du Burkina Faso.

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