Mardi 27 Juin 2017

Promotion du Faso Dan Fani: Comment mieux faire?

Écrit par Jeudi, 03 Mars 2016 00:00

La culture est essentielle dans la vie d’une nation et doit être le socle sur lequel repose son essor social, économique et politique. Le tout nouveau Ministre de la Culture et du Tourisme Tahirou Barry, observait récemment: « Je considère la marche de la nation comme un train du développement et pour que ce train aille à destination, il faut des rails. La Culture, à mon humble avis, constitue ces rails et nous avons le devoir de construire ces rails et les réhabiliter.» C’est dans ce sens que la promotion du Faso Dan Fani est d’une grande portée dans la mesure où elle pourrait renforcer le socle culturel et  la fierté nationale des Burkinabè. 

En dehors de l’action des hauts dignitaires du pays, et en plus de la tenue officielle du 08 Mars 2016 qu’il faudra encourager pour les années à venir, les propositions suivantes pourraient être adoptées:

Au-delà du fait que c’est la désapprobation massive du régime Compaoré qui a poussé les Burkinabè à se mobiliser, il y a lieu de s’interroger sur les principes organisationnels et politiques qui ont guidé la réussite de l'insurrection populaire et la lutte condre le coup d'État de Diendéré. L’objectif de cet article n’est pas de servir de recette à des troubles à l’ordre public ou d’inciter les gens à des soulèvements populaires. Il s’agit simplement d’une démarche intellectuelle à des fins de documentation de l’effort du peuple burkinabè.

A la fin de son présent mandat en novembre 2015, Blaise Compaoré aura passé 28 ans comme Président du Faso. Règne trop long ou pas assez, c’est selon. Toutes ces longues années de présence à la tête de l’État ne semblent pas avoir permis au Chef de l’Etat “de boucler la mise en œuvre de ses chantiers” puisqu’il y a de fortes spéculations sur son intention de modifier encore la constitution pour briguer de nouveau la magistrature suprême en fin 2015. Le souffle du pays ainsi que le devenir des Burkinabè sont arrimés à la survie politique d’un seul homme. Dans une telle période d’incertitude, comment pourra-t-on tourner définitivement la page du régime Compaoré pour que le pays abandonne la bifurcation du droit d’un seul homme pour retrouver le chemin de la règle de l’État de droit?

Les élections présidentielles ont livré leur verdict : le candidat Roch Kaboré du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a été élu dès le 1er tour avec près de 53% des voix, devançant son challengeur principal Zéphirin Diabré de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui s'est contenté de 30% des voix environ.  Cette victoire n'a pas surpris les observateurs avertis, mais son ampleur a tout de même étonné. Bien que cette vague du MPP ait déçu une frange importante de citoyens burkinabè désireux d'un changement plus substantiel, le respect des règles du jeu démocratique impose que tous acceptent Roch Kaboré comme le Président du Faso, président de tous les Burkinabè. Néanmoins, il paraît nécessaire d'analyser les résultats et de réfléchir sur leurs significations afin de préparer le terrain pour la réflexion sur l'avenir politique du Burkina Faso.

Au cours de son premier voyage en Afrique en Juillet 2009, Barack Obama avait déclaré que "l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d’institutions fortes." En réponse, Blaise Compaoré avait aussi déclaré en août 2014 lors du dernier sommet américano-africain à Washington qu’ «il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée." Beaucoup d’encre et de salive ont coulé pour expliquer qui des deux présidents avait tort ou raison. A la faveur du soulèvement populaire qui a eu lieu au Burkina Faso, il parait approprié de revenir sur ce débat en visant deux objectifs. Le premier sera de tirer les grands enseignements sur la nature des institutions sous l’ère Compaoré. C’est pour cette raison que la première partie de cet article explorera l’univers des institutions du régime de Blaise Comapore. Le second objectif consistera à se projeter dans le futur et y dessiner le futur de nos institutions pour qu’elles soient plus fortes. Ainsi, la deuxième partie de l’article se focalisera t-il sur des propositions concrètes pour accompagner l’édification de nos institutions post-transition.

La famille est le socle et le noyau de toute société et les enfants en sont l’avenir. C’est la raison pour laquelle chaque enfant qui naît est une chance pour chaque nation de repartir à zéro. Pour maintenir une meilleure cohésion sociale et une solidarité fraternelle, et pour bâtir une nation capable de se réinventer et s’adapter aux changements et défis de son époque, le système éducatif africain qui a toujours été une préoccupation communautaire et un maillon essentiel dans la société africaine, doit subir une refonte complète. Plusieurs aspects du système éducatif africain en général et burkinabè en particulier sont à remanier, dont l’aspect motivation qui fait l’objet du présent article.

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