Jeudi 25 Mai 2017
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Namalgbzanga

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Norbert Zongo laisse à la jeunesse burkinabè et africaine, un héritage inestimable. Il n’a pas obtenu un doctorat mais sa contribution en termes de production intellectuelle surpasse celle de certains académiciens burkinabè. Il n’était pas un homme politique mais en dehors de Thomas Sankara, rares sont les hommes et femmes politiques au Burkina Faso qui jouissent de sa popularité auprès du peuple. Il n’était pas un sain mais vivait en parfaite symbiose avec le peuple. Il n’a jamais fêté son Nième milliard mais il était serviable et utile en ayant le cœur sur la main.

Malcolm X s’est investi au prix de sa vie, dans le combat contre le racisme envers les Noirs. Ce racisme, produit de l’idéologie de la suprématie blanche, avait fait des Noirs Américains des citoyens de seconde zone. La liberté, l’égalité, et la justice leur était refusé ou du moins, s’appliquaient à eux de manière arbitraire… Malcolm X a marqué les cœurs et les esprits de ses concitoyens de l’époque et certaines de ses idées considérées comme radicales de son temps, trouveraient aujourd’hui un écho favorable auprès d’une certaine jeunesse africaine.

Au soir du 04 novembre 2008, les États-Unis d’Amérique (É-U), un pays qui est né et qui a vécu de l’esclavage et de la traite négrière, avait enfin élu leur premier président noir. Ce fut un moment historique. Un vent d’enthousiasme saisit le pays et le monde entier à l’annonce de l’élection de Barack Obama comme 44ème président. Obama a lui-même initié cette flamme d’enthousiasme durant sa campagne en se présentant comme pouvant être le président du changement tant au plan interne qu’en matière de politique étrangère. Ce second volet de la réflexion sur l’action du président Obama explorera plus en détail le bilan de la politique étrangère des É-U sur les huit dernières années.

On continuera à se demander comment Blaise Compaoré a-t-il manœuvré pour rester à la tête du Burkina Faso durant 27 ans? Au lendemain du 15 octobre 1987, beaucoup de Burkinabè avaient parié que son pouvoir ne ferait pas long feu. Depuis lors, Blaise Compaoré et son régime ont survécu crise après crise pour finir par prendre en otage tout un peuple pendant près de trois décennies. Pour parvenir à cette fin, le silence a été parmi tant d’autres, un outil de gouvernance entre les mains de l’ancien locataire de Kosyam.

L’objectif de cet article c'est de faire appel à la vigilance des Africains, pour que la lutte contre le terrorisme ne devienne pas une excuse des gouvernements africains pour justifier le manque de progrès dans la quête de démocratie et de progrès économique et social.

Durant la campagne, Burkina Thinks proposera une série d'analyses pour alimenter le débat et la réflexion sur les candidats et leurs programmes.  Retenir toutefois que les opinions exprimées ne constituent nullement un rejet ou un soutien à un quelconque candidat. Après avoir lu pour vous les programmes des candidats Roch du MPP et Zeph de l'UPC, voici celui du candidat Bénéwendé de l'UNIR-PS. Il est difficile de parler du programme politique de l’UNIR/PS sans faire référence à Thomas Sankara. Le parti lui-même affirme que « l’UNIR/PS se veut l’héritière de l’idéal de Thomas SANKARA. » (p.3). L’enjeu pour ce parti, c’est de proposer pour le bonheur du peuple burkinabè une vision claire, qui peut s'inspirer certes des idées de la révolution du 4 août 1983, mais sans en être une transposition plate. En d’autres termes, le parti ferait œuvre utile s’il remettait les idées de Thomas Sankara au goût de notre époque pour en évaluer la pertinence avant de les proposer au peuple burkinabè.

Au-delà du fait que c’est la désapprobation massive du régime Compaoré qui a poussé les Burkinabè à se mobiliser, il y a lieu de s’interroger sur les principes organisationnels et politiques qui ont guidé la réussite de l'insurrection populaire et la lutte condre le coup d'État de Diendéré. L’objectif de cet article n’est pas de servir de recette à des troubles à l’ordre public ou d’inciter les gens à des soulèvements populaires. Il s’agit simplement d’une démarche intellectuelle à des fins de documentation de l’effort du peuple burkinabè.

On pourra spéculer indéfiniment sur les raisons réelles de la présence de ces forces militaires étrangères dans notre pays. Toutefois, cela n’écartera point les épineuses questions de savoir par quel mécanisme juridique ces forces étrangères se retrouvent-elles au Burkina Faso ? Pour combien de temps ? Et quel impact cela aurait-il sur l’indépendance d’action de notre État ? Ce sont là des questions bien embarrassantes à Ouagadougou.

Dans la crise politique actuelle qui oppose l’ex majorité d’une part et les acteurs et sympathisants de l’insurrection populaire d’autre part, il n’est pas rare de lire des vagues de critiques contre les hommes politiques de chaque camp. Si ce n’est pas le manque de dignité des premiers, c’est le manque de vision et l’inorganisation des seconds qui sont mis en cause. Quoi de plus normal dans une démocratie (naissante) que d’avoir un débat vivace. Le problème parfois, est que ce débat est très souvent orienté contre les politiciens de tout bord et rien n’est dit sur l’attitude des intellectuels.

Au cours de son premier voyage en Afrique en Juillet 2009, Barack Obama avait déclaré que "l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d’institutions fortes." En réponse, Blaise Compaoré avait aussi déclaré en août 2014 lors du dernier sommet américano-africain à Washington qu’ «il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée." Beaucoup d’encre et de salive ont coulé pour expliquer qui des deux présidents avait tort ou raison. A la faveur du soulèvement populaire qui a eu lieu au Burkina Faso, il parait approprié de revenir sur ce débat en visant deux objectifs. Le premier sera de tirer les grands enseignements sur la nature des institutions sous l’ère Compaoré. C’est pour cette raison que la première partie de cet article explorera l’univers des institutions du régime de Blaise Comapore. Le second objectif consistera à se projeter dans le futur et y dessiner le futur de nos institutions pour qu’elles soient plus fortes. Ainsi, la deuxième partie de l’article se focalisera t-il sur des propositions concrètes pour accompagner l’édification de nos institutions post-transition.

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