Mercredi 19 Septembre 2018

Macron, conscient des ratés du Discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, a voulu s’en démarquer, par ailleurs plus dans la forme que dans le fond. Sur la forme, son discours tranche d’avec celui de Sarkozy. Il est plus subtile donc moins violent à priori. Cependant, on y retrouve ce même fond colonialiste et eurocentricqui a toujours servi de boussole dans la manière des dirigeants français de percevoir le monde en général et l’Afrique en particulier.

Considérons par exemple le cas de l’histoire, de l’histoire africaine que Joseph Ki-Zerbo invitait les Africains à interroger et à s’approprier afin d’y trouver les déterminants nécessaires pour se projeter dans l’avenir. Alors que l’Occident en général et l’Europe en particulier est le peuple qui investit le plus sur la connaissance de son passé, Macron invite l’Afrique à ne pas s’accrocher à son passé, un passé qui dit-il, “doit passer’’. Il va plus loin en cherchant à forger la notion d’histoire commune, d’histoire partagée (entre l’Europe et l’Afrique).

Cela s’apparente tout simplement à une escroquerie intellectuelle car entre l’Europe et l’Afrique, il n’y a pas d’histoire partagée. Il y avait des esclavagistes et des esclaves; des négriers et des nègres; des colons et des peuples à coloniser. Depuis les sept derniers siècles, le couple Europe-Afrique n’a produit que misère et déshumanisation pour l’Afrique et richesse et prestige pour l’Europe. L’un a décidé et l’autre a subi et c’est cette dynamique que Macron voudrait voir continuer, mais en changeant les manières d'opérer.

Monsieur le ministre,

En vous écrivant cette lettre, je ne sais par où commencer. Ayant été élève, puis collégien puis lycéen, tout en étant fils de professeur au Burkina Faso, je m’alarme des programmes scolaires au Burkina Faso, de plus, la chance qui m’a été donné de continuer mes études à l’extérieur du Burkina Faso m’a encore plus conforté dans le fait que notre système éducatif manque cruellement de réformes, notamment en terme de programme scolaire.

J’ai discuté avec beaucoup de professionnels de l’éducation primaire et secondaire (des discussions qu’on peut écouter sur la page Facebook de Radio Miirya), il est apparu que je suis loin d’être le seul à notifier une incohérence dans le système éducatif du Burkina Faso.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) est mort; Vive le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP)!!! Crient les mauvaises langues. Mais ont-elles tort? Derrière le rideau du MPP, se trouvent Rock, Simon et Salifou affectueusement appelés RSS par les Burkinabè sur les réseaux sociaux. Ils font partie des architectes du système Compaoré. Ils auraient dîné avec le diable mais avec de longues fourchettes, dixit Salifou Diallo. Ils ont aussi accompagné le peuple burkinabè dans l’insurrection populaire d’octobre 2014 et dans sa résistance à la tentative de coup d’État du Gal. Diendéré en septembre 2015. Depuis Novembre 2015, le peuple burkinabè leur a confié son destin et ils sont (revenus) aux affaires… par la voie des urnes. Au regard de leur parcours politique, comment arriveront-ils à convaincre le peuple que leur gestion du pays sera bien différente de celle du régime Compaoré qu’ils ont (aidé à) façonner? Vu sous un autre angle, comment le Président Roch Marc Christian Kaboré (RMCK) évitera-t-il la ‘’Compaorisation’’ de son pouvoir pour mieux servir le peuple? Telle est la question!

Le cas du Franc CFA

Écrit par Samedi, 21 Octobre 2017 07:25

Le débat sur le Franc CFA fait rage en ce moment, grâce à la mobilisation insufflée par le mouvement Urgences Panafricanistes et son leader Kemi Séba. Ce mouvement critique violemment l’existence du FCFA, perçu comme le symbole et l’outil de l'oppression coloniale française de l’Afrique. Les défenseurs du Franc CFA louent la stabilité monétaire qui résulterait de son attelage à l’Euro. Qu’est-ce que le Franc CFA? Que représente-il? Cette monnaie est-elle opportune pour l’Afrique en plein 21ème siècle? Plus qu’économique, la question du FCFA est aussi une question politique. Cette monnaie encastre la dépendance des pays africains vis-à-vis d’une puissance coloniale. Sans indépendance, les pays africains peuvent-ils défendre leurs intérêts qui, qu’on le veuille ou non, seront parfois en compétition avec les intérêts français?

Hymne au ''Burkindlim''

Écrit par Jeudi, 03 Août 2017 06:00

Qui sommes-nous?

Nous sommes des hommes et des femmes pétris par la modestie, l’humilité, le courage et l’espoir. Le courage d’arracher à la terre sèche et aride notre subsistance. La modestie qui nous commande une vie sans étalage tapagieux de ce que nous possédons. Nous ne sacrifions jamais l’essentiel pour la forme. L’humilité qui nous met en demeure de cultiver la solidarité, l’amour de la communauté malgré notre désir ardent de liberté individuelle. L’espoir qui donne des ailes à nos désirs de grandeurs, à nos rêves. Quand nous pensons à l’avenir, nous sourions.

Le 06 Avril 2017, les États-Unis (É-U) ont lancé des frappes militaires sur une base aérienne de l’armée syrienne. Ces attaques font suite à ce qui s’apparente à l’explosion d’une arme chimique deux jours plus tôt dans la ville syrienne de Khan Shaykhun alors aux mains d’un groupe terroriste combattant les forces armées régulières de la Syrie. Les É-U et leurs alliés du monde occidental ont tout de suite accusé l’armée syrienne d’avoir procédé à une «attaque» chimique contre ladite ville. Sans apporter la moindre preuve, autre que les analyses de leurs agences de renseignements, les É-U ont pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, attaqué délibérement le gouvernement syrien en violation flagrante du droit international. Le danger dans cette attitude américaine naît de la volatilité de la région. Il suffit d’un rien pour que la région entière s’embrase pour aboutir à un conflit ouvert entre l’Occident, la Turquie, Israël, les pays du golfe d’un côté, et la Russie et l’Iran de l’autre.

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